Chaque 20 janvier, le village de Cadaqués monte à pied jusqu'à l'ermitage de Sant Sebastià, pour un aplec avec messe, sardanes et repas en plein air. La fête comprend les patacades, des corrandes chantées en cercle qui se terminent par des coups amicaux entre les participants. Les horaires changent, mieux vaut donc vérifier le programme de l'année à la mairie.
Chaque 20 janvier, les habitants de Cadaqués montent à pied depuis le village jusqu'à l'ermitage de Sant Sebastià. Là-haut, il y a une messe, on danse des sardanes, on mange en plein air. Et il y a une chose qui ne se fait nulle part ailleurs : les patacades, des corrandes chantées en cercle qui se terminent par des coups amicaux entre les participants. C'est une coutume propre à Cadaqués, en plein mois de janvier, sans le moindre visiteur alentour, et probablement la chose la plus authentique qui se passe ici de toute l'année.
Monter à pied, une partie de la fête
Le 20 janvier, le village se rend à pied de Cadaqués jusqu'à l'ermitage de Sant Sebastià. Ce n'est pas une procession solennelle : c'est un aplec, une sorte de pèlerinage villageois, et la montée en groupe en constitue déjà la moitié.
Là-haut se célèbre une messe, on danse des sardanes, on mange en plein air. L'ordre importe peu ; ce qui définit la journée, c'est que tout se passe dehors, en janvier, là-haut, avec le village entier qui fait la même chose au même moment.
Que sont les patacades
Les patacades sont des corrandes chantées en cercle qui se terminent par des coups amicaux entre les participants. Une corranda est une chanson courte, improvisée ou tirée d'un répertoire ; ici, on les chante en rond, et le final est physique et facétieux.
C'est une coutume populaire propre au village de Cadaqués. Il n'en existe pas de version touristique, et il n'y en aura jamais : c'est une de ces choses qui n'ont de sens qu'entre gens qui se connaissent, parce qu'un coup amical n'est amical que si l'on sait de qui il vient.
Janvier, quand le village est vraiment lui-même
Cadaqués en janvier, c'est un autre endroit : la moitié des commerces fermés, la tramontane qui fait des siennes, et les rues vides. C'est justement pour ça que cette fête fonctionne. Elle ne rivalise avec rien ni personne.
C'est aussi le contrepoint exact de la fête patronale d'été : celle-là se vit sur l'eau et devant du public ; celle-ci se vit en montagne et en famille. Entre les deux, l'année d'un village de mer se résume assez bien.
Si vous êtes ici ce jour-là
Allez-y, montez et regardez. Vérifiez avant le programme de l'année à la mairie ou sur le panneau d'affichage du village, car une fête de ce genre s'organise sans grand bruit et les horaires changent. Et couvrez-vous bien : on passe la journée dehors.
N'attendez pas un spectacle. Attendez-vous à un groupe de gens qui grimpent une côte en janvier pour chanter en rond et manger en plein air, une chose que l'on fait ici depuis très longtemps et qui n'a besoin de rien de plus.